Vendredi 14 novembre, la CFDT – première organisation syndicale du secteur des télécoms – a adressé une lettre ouverte aux dirigeants d’Orange, Bouygues Telecom et Free.
Ces courriers font suite à l’annonce d’une offre conjointe de rachat de SFR par les trois opérateurs, visant à ramener le marché français des télécoms à trois acteurs. La CFDT rappelle ses inquiétudes et exige des garanties sociales fortes avant toute validation de l’opération.
Les enjeux soulevés par la CFDT
- Des milliers d’emplois concernés : sièges, boutiques, centres de relation client, sous-traitants et filiales.
- Un impact sur l’ensemble du secteur : restructurations, mobilités internes, conditions de travail.
- Une responsabilité sociale et écologique : maintien des acquis, clause ESG, retour des emplois délocalisés.
Les principales demandes syndicales
- Clause de non-dégradation sociale : maintien des conditions de travail, gel des licenciements, plan de formation.
- Création d’un fonds de sécurisation des parcours professionnels, financé par les entreprises.
- Responsabilité sociale étendue aux sous-traitants.
- Retour des emplois délocalisés en France.
- Intégration des enjeux ESG (environnement, social, gouvernance).
Une négociation tripartite demandée
La CFDT appelle à ouvrir une négociation sociale tripartite (entreprises, syndicats, pouvoirs publics) pour encadrer cette opération et garantir que la consolidation du marché ne se fasse pas au détriment des salariés.
Les trois courriers envoyés aux dirigeants d’Orange, Bouygues Telecom et Free sont disponibles en pièce jointe pour consultation.











